• Et la vie tourne, tourne, tourne, et nous file entre les doigts. Et le temps file, file, file et défait les fils tissés par nos mains. Jamais ne s’arrête, jamais ne ralentit, toujours en course contre lui-même, cherchant à aller plus loin encore, plus vite, plus rapidement, et il passe, passe, passe sans que nous ne l’ayons vu. Il est toujours là autour de nous, mais toujours nous précède de peu pour nous voler des instants précieux. Toujours derrière nous, à s’amuser à tout mélanger, tout remettre en place, faisant disparaître et réapparaître au gré de ses envies des tranches de nos vies. Il joue avec l’histoire, avec le monde, il sait tout et est partout, partout dans nos souffles, dans nos esprits, dans nos âmes, à nous faire tourbillonner au bout de ses mains dansantes et pleines de folies.

    Il est notre seule véritable possession et nous en manquons toujours, car il court, et fuit, et s’envole au fil des heures et des passions. Le temps qui se mesure et qui est pourtant si inconstant, le temps qui se vit plus qu’il ne se ressent, le temps qui danse, le temps qui chante, le temps qui valse avec la vie. La vie qu’il guide, la vie qu’il mène, la vie qui est si distrayante, si rayonnante. Et le temps qui claironne, le temps qui se rappelle toujours à nous, qui nous rappelle toujours à lui un jour, une nuit. Le temps qui crie, le temps qui luit, le temps qui fuit.

    Toujours devant, coincé derrière, au même moment, mais à l’envers. Et le temps file, file, file sur sa maille, et le temps coule, coule, coule vers l’amont. L’aval vers lequel nous tombons, toujours si près, à l’horizon. Inatteignable, qui nous rattrape, pourtant passé, et nous précède, et nous décède, et nous laisse, et nous oublie. Si fou, si tendre, si feu, si cendre.

     



    Des fois j'écris n'importe quoi. En écoutant Danse Macabre de Saint Saëns.


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  • Hey ! Aujourd'hui, un petit exercice d'interprétation musicale pour se remettre les doigts en place après un lonnnng mois sans toucher à ma flûte... Je vous laisse avec deux petites interprétations de Greensleaves (que ce morceau est beau), n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les commentaires ! C'est loin d'être parfait, mais à ma décharge, ça fait si longtemps que je n'avais pas joué que j'ai eu des courbatures dans les joues juste en faisant une gamme... Help.

     

     

    Tschüss !


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  •           Je veux écrire. Je l'ai toujours voulu. Écrire les rêves de mon cœur, les idées de mon esprit, les mots qui coulent sous mes doigts, les phrases qui dictent qui je suis. Écrire ces histoires qui s'invitent tous les soirs, écrire ces aventures que j’imagine vivre un jour, ici, là bas, sur ce monde ou dans un ailleurs inconnu, un futur proche, un passé lointain, ou un passé proche et un futur lointain. Écrire est un carburant permettant de tenir debout jour après jour, du lever au coucher, emplissant les vides de ma vie d'images, de sons, de couleurs, de mots et de magie.

              Écrire est un rêve ancien, que chacun a quelque part, au fond de lui : raconter ses exploits, ceux d'autres êtres, livrer les récits de personnages qu'on aimerait voir exister et de ceux qu'on aimerait vivre. Écrire pour rêver, écrire pour s'enfuir, écrire pour changer la face du monde. Écrire pour se libérer, écrire pour espérer, écrire pour nourrir les esprits.

              Moi, je veux écrire. Je l'ai toujours voulu. Raconter mes aventures dans un monde pré-apocalyptique, en guerre face à une injuste société, au milieu de gens passionnés et passionnants, tendus par une même volonté que la mienne de voir naître un jour meilleur grâce à la mort des nôtres. Imposer la vie là où il n'y en a pas, là où il n'y en a plus, dans des esprits corrompus, des sociétés aveugles, des hommes sans imagination, sans rêve, sans peur, sans espoir.

              Écrire pour vivre cette vie qui refuse de se livrer à moi, écrire pour ceux qui ne l'osent pas. Écrire pour ceux qui veulent s'enfuir, s'envoler, partir, pour un instant ou pour toujours. Écrire pour guider un destin, une volonté, une idéologie, un rêve, un avenir.

              Écrire pour exprimer mes peurs et mes doutes, écrire pour raconter mes envies et mes espérances, écrire pour explorer mon avenir et mon passé. Écrire pour me libérer de tout ce que je refoule, écrire pour me libérer de mes passions qui me dévorent, écrire pour livrer celle que je voudrais être, écrire pour la devenir.

              Je veux être celle qui écrit, celle qui écrit pour elle et pour les autres. Je veux écrire mes aspirations et mes voyages, dans ce monde comme dans d'autres. Écrire ces mondes qui peuplent mon esprit, qui m'empêchent de fermer l’œil la nuit, ajoutant une multitude de détails à un univers qui n'existe nulle part, sans réalité, sans papier pour le concrétiser. Écrire pour imaginer, écrire pour créer, écrire pour rêver.

              Écrire à contre courant dans un monde qui nous en empêche. Pour se battre pour ce que l'on aime, pour ce en quoi l'on croit. Écrire pour aimer ce qu'on l'on fait, écrire pour s'aimer d'écrire et aimer ce qu'on écrit.

     

              Les mots ont un pouvoir unique et magique, un pouvoir qui fait exister ce qui n'existe pas. Ils font naître des désirs, des convictions, des volontés, des rêves, des passions. Ils font naître les insomnies, les délires, les pulsions. Les mots sont le moteur d'un langage, le support d'une imagination. Les mots sont aussi nombreux que nous les voulons, les mots permettent des rêves infinis. Les mots sont le support de l'imagination.

              Mes mots sont encore enfermés. Enfermés dans mon esprit, dans ma tête, dans mon cœur, coincés au bout de mes doigts qui n'osent pas les écrire. Mes mots refusent de sortir face au monde, un monde qu'ils ont peur de voir trop critique, trop intéressé, trop inintéressant. Ce sont des mots timides, et pourtant emprunts de force et d'ardeur. Ces mots veulent livrer des combats épiques, des sacrifices héroïques, des batailles soufflées par une véritable volonté. Ces mots veulent raconter des histoires de pirates, des histoires de magies, des histoires de fin du monde, des histoires d'un monde qui se bat pour renaître. Mais mes mots sont timides. L'ironie veut qu'ils ont peur que leur force soit perçue comme une faiblesse, leurs rêves comme des banalités.

              Mes mots sont timides et intimidés, mes mots sont discrets. Mes mots n'osent pas se présenter, ils osent à peine sortir et exister. Mes mots sont délicats et fragiles, leur volonté est égale à leur introversion. Mes mots restent à l'intérieur. L'extérieur est trop grand, trop froid, trop laid, trop fade. Trop vide. Mes mots viennent d'autres mots, mes mots viennent d'autres mondes. Mes mots viennent de monde où ils n'existent pas, mes mots viennent de mondes où ils existeraient. Mes mots ont peut de ce grand monde où ils sont apparus.

              Mes mots sont nés de mes rêves inachevables et inatteignables. Mes mots sont un de ces rêves inachevables et inatteignables. Mes mots sont encore trop petits, trop faibles, trop légers. Mais ils n'ont besoin que d'un souffle pour s'embraser.

     

     


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  •       L'Orientation.. Un bien vaste sujet . Dans le temps comme dans l'espace, bien des notions peuvent être abordées. Si, comme moi, vous êtes l'heureux locataire d'une Terminale au lycée, cela vous inspire sans doute Parcoursup qui s'installe sur les cendres encore fumantes d'APB. Sera-t-il meilleur ? Il est encore trop tôt pour le dire, même si des opinions fleurissent déjà partout... 

    Bref, je ne vais pas vous refaire le topo que les médias divers et variés ont déjà livré en long, en large et en travers.

    "L'orientation" est bien trop vague, trop vaste et trop intéressant pour ne s'attarder que sur ce point qui ne le mérite pas.

    Je vais donc de ce pas, vous orienter vers les articles aussi divers que variés des autres candidats !

    Tsunn : Eklabug 30 - Janvier 2018

    Ella! : { Eklabugs } L'orientation

    Eyael_ : Projet Eklabugs : Tous les chemins mènent à Orion

    Gaellah : Le Chemin de l'Orientation

    Sname : [Eklabugs] Orientation (2): comment trouver sa voix? 

    Merci à tous et bonne soirée !!

     

    Voici pour la blaguounette du désespoir.
    BREF.

    Tenez, je vais vous livrer mes cours de Physique et de SVT de l'année passée, sur le magnétisme de la Terre, et donc, en d'autres termes, le Nord et le Sud.

          Nous voyons tous où sont respectivement situés le nord et le sud (ainsi que l'est et l'ouest) : en haut, en bas, et puis à droite et à gauche. Comme ceci, représentés sur une rose des vents (pour l'anecdote, je rêve de m'en faire tatouer une, un jour) : 

    Eklabugs #30 - Orientation

     

    Et sur un globe terrestre, le Nord est sur le dessus, le Sud sur le dessous. Jusqu'ici, tout le monde est d'accord, n'est ce pas ? 

    Eklabugs #30 - Orientation

     

    Et pendant très longtemps, divers instruments ont été utilisés à travers le monde, surtout par les navigateurs, pour se repérer : 

    Eklabugs #30 - OrientationEklabugs #30 - OrientationEklabugs #30 - OrientationEklabugs #30 - Orientation

     

     

     

     

     

     

       

         Vous avez ici par exemple un compas à pointe sèches, pour reporter sur des cartes maritimes les déplacement ; une boussole, pour trouver le Nord ; un sextant pour mesurer des latitudes par rapport à des objets lointains (des astres) ; et une astrolabe, une sorte de carte du ciel permettant de se repérer. Voilà pour le petit aperçu  des premiers instruments de navigations, parmi lesquels on peut encore citer l'octant, proche du sextant, le baromètre, le gyroscope, les cartes diverses et variées...

    Aujourd'hui, on utilisera plutôt des GPS, mais vous devez déjà le savoir, vous êtes des gens intelligents, je le sais.

     

    Mais comment que ça marchait hehehefneiotbeap ?

         Je vais vous expliquer le cas de la boussole.
    Quand on approche un aimant d'un boussole, celle ci va arrêter d'indiquer le Nord pour indiquer, attention suspens, votre aimant. Pourquoi ? C'est là que le magnétisme entre dans mon explication, après cette introduction ô combien bien menée ! L'aiguille de la boussole a elle aussi un aimant, composé de deux pôles : le nord et le sud. Vous avez sans doute remarqué, en essayant de coller deux aimants, qu'il y a toujours un des côtés qui refuse obstinément de s'approcher du second aimant, alors que de l'autre côté, cela fonctionne. Pourquoi ? Car un pôle nord est attiré par un pôle sud, et inversement. Et donc, comment ce fait-ce que la boussole pointe vers le Nord ? Y aurait-il là bas un gigantesque aimant attirant toute les boussoles de la Terre ?
        Et bien, d'une certaine manière, oui. Le pôle nord de notre boussole pointe vers notre Nord géographique. Mais, je viens de dire que deux pôles identiques se repoussent, qu'est ce qu'il se passe ici ? Aurais-je perdu le nord ? (La blagounette du désespoir, le retour !) Tout simplement car au lieu de notre pôle Nord géographique, se trouve le pôle Sud magnétique, à environ 1000km de la localisation que nous avons attribuée à notre "vrai" pôle Nord. 

    Voici comment vous représenter le délire :

    Eklabugs #30 - Orientation

    Le centre de la Terre est en fait lui aussi une sorte d'aimant gigantesque, comme vous pouvez le voir sur cette représentation (trouvée grâce à la magie d'internet !).

    C'était donc le principe de la boussole. Par ailleurs, si vous utilisez une boussole destinée à pointer vers le pôle nord en étant dans l'hémisphère sud... Elle ne marchera plus vraiment, les aimants n'étant plus adaptés pour pointer du bon côté.

     

     

     

     

    Mais, pour une fois, je ne vais pas en rester là. Il y en a des choses à dire sur ce champ magnétique ! Il s'inverse, on peut le trouver dans des cailloux... Si si, c'est vrai. Bon, j'ai un peu simplifié la réalité mais...

    Les pôles sud et nord magnétiques se déplacent. Si vous voulez les détails, voici d'ailleurs quelques unes de leurs coordonnées au fil des ans, trouvées sur Wikipédia (merci magie d'internet) : 

    Position des pôles magnétiques
    Pôle Nord magnétique (2001) 81° 18′ N, 110° 48′ O (2004) 82° 18′ N, 113° 24′ O (2005) 82° 42′ N, 114° 24′ O (2010) 85° 00′ N, 132° 36′ O
    Pôle Sud magnétique (1998) 64° 00′ S, 138° 30′ E (2004) 63° 30′ S, 138° 00′ E (2005)63° 06′ S, 137° 30′ E (2010) 64° 24′ S, 137° 18′ E

     

       C'est fun, non ? Mais pourquoi ? Et qu'est ce que ça change ? Ces modifications sont dues à plein de choses longues et compliquées à expliquer. Par exemple, aux vents solaires, qui vont modifier l'intensité (la force, en quelques sorte) de ces champs magnétiques : ils provoquent un courant électrique en traversant notre atmosphère, qui va dérégler notre magnétisme, et même le déplacer.

         Ce ne sont cependant pas ces vents solaires qui vont inverser notre champ magnétique. Régulièrement, enfin, plutôt de manière récurrente mais assez irrégulière, à cause de la stabilité du noyau terrestre (qui est, comme je l’ai dit précédemment, une sorte de gigantesque aimant), les champs vont s'inverser... tout seuls, comme des grands. Les champs magnétiques du nord et du sud vont donc devenir complètement fous, et s'inverser continuellement pendant 1000 à 10 000 ans, apparaissant et disparaissant un peu partout sur toute la surface du globe. Pendant cette période de folie où les champs magnétiques se mettent à danser la zumba, leur intensité va être très faible, et les dérèglements provoqués par les vents solaires deviennent très dangereux pour, grosso modo, toute la vie sur Terre. Si cela arrivait aujourd'hui, avec toute la technologie que nous utilisions, vous imaginez facilement le carnage... A la fin de cette période de folie, les pôles s'inversent ou reprennent leur place initiale. C'est à peu près tout. Pour vous donner une idée, la dernière fois que ça a eu lieu, c'était il y a 33 000 ans, et la fois précédente, 780 000 ans. C'est quand même quelque chose d'assez courant.

     

         Je vous ai parlé de cailloux, aussi. Car l'histoire de notre champ magnétique peut se lire dans des cailloux justement. Plus précisément, dans de la magnétite (oui, pour l'originalité, on repassera). Elles sont constituées entre autre, de fer, métal connu pour être aimanté. Ces pierres prennent, lorsqu'elles sont plus ou moins liquides, le magnétisme du milieu qui les entoure, et vont "pointer" vers cette direction En refroidissant, elle la conserve. C'est de cette manière (entre autre), qu'on a pu observer des changements de nos pôles magnétiques : certaines pointent vers le nord, d'autre vers le sud, bref, un beau bazar.
         Mes ces roches ne pointent pas n'importe où aléatoirement. Elles sont groupées, quand on les trouve. Si bien que grâce à leur profondeur, à leur âge, leur position, etc, ont peut déduire relativement facilement quel était le pôle nord ou sud magnétique à leur époque. C'est ainsi qu'on peut déterminer les périodes d'inversion magnétiques, leur durée, et tout le tintouin.

    Eklabugs #30 - Orientation

     C'est plutôt joli, non ?

     

              Bref ! Arrêtons nous là !
    J'espère que mon article vous a plus, n'hésitez pas à poser des questions si cela vous intéresse, ou à relever mes erreurs ou mes incohérences s'il y en a ! N'oubliez pas d'aller jeter un coup d’œil aux articles des autres participants, surtout, je sais que le mien est cool, mais ce n'est pas une raison (vous avez le droit de me frapper pour cette supériorisation extrême de moi même).

     Bisous.

     

     PS : Fred et Jamy sont toujours aussi cool (et eux, pour de vrai !), n'hésitez pas à vous instruire, la culture et la connaissance sont les biens les plus précieux de l'humanité !


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  • Depuis les profondeurs de la Terre, elle dansait. Elle dansait depuis qu'elle y avait été enfermée une éternité auparavant, par un peuple de minuscules créatures qui creusaient, creusaient toujours plus profond pour découvrir et extraire les merveilles que le sol et les roches pouvaient livrer. Ce petit peuple avait pris peur en voyant la gigantesque créature de feu de et pierre, et avait alors fait appel aux plus puissants des pouvoirs pour continuer leurs travaux miniers sans danger. Car en effet, la créature chantait, la créature grondait, tant et si bien que parfois le sol tremblait, les galeries s'écroulaient, l'écho brisait des architectures millénaires.

    La Danse de la créature de feu

     

    Privée de sa voix, la créature passait désormais le temps à danser, à se mouvoir sur le rythme de mélodies qu'elle ne pouvait plus entendre. Elle créait avant les glaciers, les terrains, les éboulements et remodelaient les continents de la Terre. Aujourd'hui, c'était le monde entier qu'elle créait.

    Les chaînes de montagnes s'élevaient sous son impulsion, les pays s'éloignaient les uns des autres, les volcans rugissaient leur colère vers le ciel.

    Ils rugissaient, ils crachaient leur colère, tant et si fort qu'ils coloraient le monde d'orange, depuis le cœur de la Terre leur peinture de feu remontait. Elle venait de si loin, de si profond, de si insondables endroits, de lieux si abyssaux, elle venait de la source même de la créature. La créature de feu qui toujours dansait, au rythme des années, au rythme de la valse des continents. Elle voyait sa source se tarir de sa propre action, de sa propre danse, elle entendait au dessus d'elle le chant du Dies Irae des volcans grondant, et y mêlait sa propre fureur mouvante.

    La Danse de la créature de feu

    Elle dansait, elle dansait, elle dansait tant et si bien qu'elle même remonta des profondeurs. Remonta si haut que les volcans rugirent plus fort que jamais, quand elle traversa les, roches, le sol et la Terre pour apparaître au ciel et faire rugir ses mouvements de feu. Le créature, enfouie des millénaires auparavant, apparaissait à la lumière, sans voix, mais plus expressive que jamais, dansant pour les ténèbres, dansant pour le feu qui maintenait la vie, dansant pour elle-même et les années qu'elle passerait à la lumière. Encore plus loin qu'elle n'était, l'astre de feu la voyait.

    La Danse de la créature de feu

    Il la voyait, danser dans sa robe de feu et de lave, et voulut faire de même. Et l'astre dansa, l'astre dansa, tourna, virevolta, valsa, tant et si bien, que des gerbes de sa lumière et de sa chaleur, de son feu, atteignirent la Terre où la créature dansait, et ils dansèrent alors à deux. Ils dansèrent et tournoyèrent, feu stellaire contre et avec lave terrestre, en un concert de chaleur et de couleur. Rouge et orange de la lave et du feu, vert et bleu de la fusion astrale percutant la Terre. En éclair vers le ciel, amas lumineux et brûlant, chaleur de la vie, chaleur de la danse, et chaleur de feu, éclairaient les Hommes d'un spectacle ardent, furieux, embrasé, flamboyant, passionné, incandescent, cuisant et exalté.

    Elle dans sa robe de feu, lui dans son ensemble de flamme, ils tournoyaient, ils virevoltaient, ils valsaient et dansaient pour l'éternité que la vie leur offrait. L'astre de ciel lointain et la créature des abysses de la Terre amenaient au monde la fureur des éléments, la beauté de la puissance du monde. Par cette danse éternelle, ils livraient le combat inachevé et inachevable de la colère et la passion. Le feu brillait, la lave coulait, les flammes dansaient. La chaleur et les lumières régnaient.

    La Danse de la créature de feu 

     

    Les sources sont cliquables sur les images.


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