•  Mes cours de français sont tout à fait PASSIONNANTS.

    Les couleurs passent super mal au scanner ><
    Cliquez pour voir an taÿ raie aile.

    ENAVRES


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  •  

     

    Je me rappelle de cette journée, au début de nos aventures. Je m'étais enfuie depuis peu avec le Capitaine M, mon cher compagnon. Nous dûmes nous arrêter dans une grande ville, dont je ne me souviens pas le nom, mais je sais que le soleil était haut dans le ciel, tapant sur les têtes emplumées des habitants les plus riches de la ville, et rayonnant sur les pavés poussiéreux. Mon cher Capitaine ne voulait pas me dire où nous allions, mais apparemment, l'objet qui nous avait fait atterrir pour aller le récupérer m'était très précieux, et marquerait d'une nouvelle lumière nos aventures.

     

    Nous marchions dans des dédales de rues semblables à des couloirs tant les habitations étaient hautes et cachaient la lumière. Chaque pas entraînait une baisse de luminosité, mais la fraîcheur procurée était loin de nous être désagréable.

     

    Les gens que nous croisions n'étaient que des silhouettes, des ombres silencieuses qui vivaient leurs vies sans même l'idée d'interférer avec les nôtres.

     

    À un énième tournant, Capitaine M ralentit le pas, et je dus faire de même. La ruelle qui s'offrait à nos yeux était semblable à toutes les autres, mais... différente. L'atmosphère y était changée. Le temps semblait suspendu. Éclairée par le seul rayon de soleil qui perçait, se tenait dans un coin une étrange musicienne. De son violon sortait une étrange mélodie qui envoûtait quiconque passait à proximité. Quand nous passâmes devant elle, elle se mit à jouer l'air populaire que sifflotait mon compagnon. Je m'arrêtai quelques instants pour l'observer. Elle avait des cheveux bleus aux reflets roux et cuivrés, une couleur que l'on retrouvait sur son violon. Violon étrange lui aussi car il avait sept cordes. À ses pieds, se trouvaient quelques pièces rondes et bosselées de cuivres, ainsi qu'une d'argent qui brillait plus que les autres. Sur la pancarte en dessous de son maigre butin, on pouvait lire « Je voudrais une boussole pour me guider dans le ténèbres », avec, posée dans un coin, une vieille boussole sans verre et dont les pièces étaient démontées et tordues.

     

    Dans une élan de générosité, je pris celle que j'avais dans ma sacoche de voyage, la déposait au milieu des pièces et me relevait. Je voulus croiser son regard, mais il était caché par de grosses lunettes d'aviateur aux verres sombres. Elle avait néanmoins un sourire qui dévoilait une unique fossette au coin de sa joue.

     

    Je remarquai aussi sans vraiment y prendre garde que juste derrière elle, une affiche nous représentant, le Capitaine M et moi même, disant, il me semblait, que ce cher homme était mon ravisseur.

     

    La musique reprit de plus belle quand nous nous engouffrâmes dans une boutique, à quelques pas d'elle. Un autre monde nous y attendait : du sol au plafond, on ne voyait que des bibelots entassés et poussiéreux de toutes sortes. Livres, matériels de cuisine, instruments de navigation, objets étranges, pianos édentés... il semblait qu’on aurait pu y trouver n'importe quoi.

     

    Mon cher Capitaine M ne s'attarda pas au milieu de ces objets des temps passés, et monta directement à l'étage en passant sur un fragile escalier dans un recoin, que je n'avais d'abord pas vu. Au second étage, des monticules s'empilaient jusqu'au plafond, de la simple casserole à d'imposants télescopes saupoudrés de toiles d'araignées.

     

    Ne sachant pas ce que nous cherchions, j'allais me poster devant une fenêtre qui ouvrait sur un océan de toits de tuiles rouges et noires et, au loin, la mer. Des murmures me parvenaient : ceux de mon capitaine qui discutait avec l'antiquaire qui gérait les lieux.

     

    Mais soudain, sans que je ne comprenne d'abord comment, l'atmosphère de ce lieu hors du temps me parut plus froide, plus oppressante. Un danger guettait indéniablement. J'identifiai alors la source de ce malaise : la musique de la violoniste. Elle jouait le même morceau que celui qu'elle avait repris peu avant, mais en mineur, beaucoup plus aigu, et avec des accords stridents. Je vis du coin de l’œil l'antiquaire se précipiter à une autre fenêtre, et nous faire de grands gestes. Le message était clair, il fallait que nous partions.

     

    Enjambant les piles d'objets, Capitaine M se précipita vers moi, me pris la main et m'entraîna de l'autre côté de la fenêtre à laquelle j'étais précédemment postée.

     

    Nous avons longtemps sauté de toits en toits, de cheminées en cheminées et de fenêtres en fenêtres avant de redescendre dans le silence et l'ombre protectrice des hauts murs de maisons dans les ruelles. Essoufflée, je remarquai alors l'étrange renflement dans le sacoche de mon amant, mais il me fit signe de me taire. Nous reprîmes notre chemin discrètement.

     

    À un détour de ces innombrables couloirs, je retins brusquement le bras de mon partenaire. J'avais perçu le bruit lointain de cliquetis d'armes et de pas qui frappaient le dalles du sol en cadence. Mon instinct nous sauva probablement ce jour-là, car quelques instants après surgissaient des hommes d'armes, qui passèrent devant nous sans nous voir, guidés par une femmes aux cheveux bleus cuivrés, un gros sac noir sur le dos. Elle trébuchait souvent sur les dalles irrégulières, et avait toujours un bras tendu devant elle.

     

    Quand ils furent tous éloignés, nous descendirent de l'encoignure de la porte derrière laquelle nous étions cachés. La rue, à présent silencieuse, brillait calmement sous les rayons de soleil, où voltigeaient encore quelques grains de poussière. Un papier froissé au sol attira mon attention.

     

    « J'ai trouvé le Nord dans le noir », était-il écrit, et un pas plus loin se trouvait la vitre ronde de ma boussole. Je les glissai dans la sacoche, et rejoignit en quelques foulées mon compagnon qui s'éloignait déjà.

     

    « Alors, qu'est-ce ? », le questionnai-je en arrivant à sa hauteur à propos de cet objet pour lequel nous avions presque risqué nos vies. « Une mappemonde... » me répondit-il en un murmure, glissant sa main dans son sac pour la récupérer.

     

    Je fus rarement aussi éblouie qu'à sa vue : ce n'était pas qu'une simple mappemonde. Elle était resplendissante, en métal précieux et incrustés de pierreries. Mais plus que tout, ce qui fit monter les larmes à mes yeux, c'est que c'était La Mappemonde. Celle de mes livres, celles de mes rêves, celle des légendes qui berçaient mon enfance, mon adolescence et même ma vie d'aujourd'hui. Elle n'était qu'un mythe, et avait appartenu, disait-on, à d'illustres pirates des quatre coins du monde de notre belle planète ronde.

     

    Elle devint ce jour-là celle du Capitaine M et de Lady L, celle qui ouvrit notre chemin à d'autre aventures, tandis que nous retournions lentement au Vagabond, prêt à décoller jusque dans les étoiles...

     

     

     

    17.07.16

     


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  • Bon, bien que le texte soit certainement bourré de fautes (surtout sur les temps du passé), je vous conseille de le lire en anglais. je l'ai écrit directement dans cette langue pour mon devoir, et on retrouve beaucoup moins le rythme ou des expressions que j'ai voulu mettre en français.

    J'aime bien cette petite histoire, mais j'aurai pu la faire beaucoup mieux si je m'y était prise plus tôt je pense. La consigne était d'écrire une courte nouvelle, sur une anecdote ou un événement du quotidien, sur le modèle d'une autre étudiée en cours (The Luncheon, de W. S. Maugham), en y introduisant une phrase que vous remarquerez à la lecture. En gros, voilà voilà. La version en anglais est mise en premier, mais celle en français est juste en dessous (n'hésitez pas à me corriger si vous voyez des choses étranges...).

    Enjoy.

     

     

     

     

    I have never learnt anything from my mistakes, you know, Sweetie. It was not the first time, this day, that a car knocked me down. You must always look both ways when you want to cross street.

    - Dad, I told you to tell me how you had meet Mom, not a lecture about the street.

    - I know, one minute. It was a fantastic story. Now, be quiet and listen, listen well, Sweetie...

     

    « It was a bright day of summer. I was a young man unconscious of the dangers around me. I was walking slowly, whistling, carelessly the cars on the street. I was on the middle of the street, when a FAN-TAS-TIC red car knocked me down. And after that, a FAN-TAS-TIC woman get out of the car. She was so pretty, as shining as the sun, far behind her. She was panicked. She asked me many questions, but I couldn't hear any of it. I just told her :

    - You know, I have never learnt anything from my mistakes. It the fourth time that a car crashs me.

    - Are you ok ? Oh, your leg, look at your leg ! » So I looked at my leg. And I see no leg. »

     

    - No leg !? But, Daddy...

    - Chhh, one at a time, can I continue ? Thanks. So...

     

    « Actually, my leg didn't really run away from me (with only one foot, it's not easy, you see). My ankle and my knee were not ligned up at all, and with the shadow of the car, it seemed that I had effectively no leg. After seen that, I laughed, and I passed out.

    I woke up on a bright and white room, almost as bright as the woman, your mom. I didn't know her at this time. She was reading something. She hadn't yet seen that I was awake. I could observe her as much that I wanted. She was so pretty... Wearing colors in the all-white-chamber, like a poppy in the snow. »

    «  - What ?, she told me. And I answer : - What, ''what'' ? I said nothing.

    - No, you said something about a poppy and the snow...

    - Oh... And after that, we talked during many hours, until they let me go home. So I went back to my home in her FAN-TAS-TIC red car with her, a FAN-TAS-TIC woman. We haven't lost touch, she came often take care of me. And some month later, we get married. »

     

    I have never learnt anything from my mistakes. But this time, it ended well. I never look the street now, when I want cross the steet. Who knows, maybe one day a generous billionaire in his car (fantastic, of course) will knocked me down...

     

     

     

    « Je n'ai jamais rien appris de mes erreurs, tu sais, mon chou. Ce n'était pas la première fois, ce jour-là, qu'une voiture me percutait. Il faut toujours regarder des deux côtés quand tu veux traverser la route.

    - Papa, je t'ai demandé de me dire comment tu as rencontré Maman, pas de me donner une leçon sur la route !

    - Je sais, une minute. C'était une histoire fantastique, sois silencieuse et écoute, écoute bien, ma chérie... »

     

    « C'était une claire journée d'été. J'étais un jeune homme inconscient des dangers autours de moi. Je marchais tranquillement, sifflotant, sans prendre garde aux voitures sur la route. J'étais au milieu de la rue, quand une FAN-TAS-TIQUE voiture rouge me renversa. Et après ça, une femme FAN-TAS-TIQUE sortit de la voiture. Elle était tellement belle, aussi brillante que le soleil, loin derrière elle. Elle était paniquée. Elle me posait plein de questions, mais je ne pouvais en entendre aucune. Je lui ai juste dit :

    « Vous savez, je n'ai jamais rien appris de mes erreurs. C'est la quatrième fois qu'une voiture me renverse.

    - Tout va bien ? Oh, votre jambe, regardez votre jambe ! » J'ai donc regardé ma jambe. Et je n'ai pas vu de jambe. »

     

    « Pas de jambe ?! Mais, Papa...

    - Chut, une chose à la fois, je peux continuer ? Merci. Donc... »

     

    En fait, ma jambe ne s'était pas réellement enfuie (avec un seul pied, ce n'est pas simple, tu vois). Ma cheville et mon genou n'étaient pas alignés du tout, et avec l'ombre de la voiture, il semblait effectivement que je n'avais plus de jambe. Après avoir vu ça, j'ai ri, et je me suis évanoui.

    Je me suis réveillé dans une salle blanche et brillante, presque aussi brillante que la femme, ta mère. Je ne la connaissais pas encore. Elle était en train de lire quelque chose. Elle n'avait pas encore vu que j'étais éveillé. J'ai pu l'observer autant que je le voulais. Elle était si belle... habillée en couleurs dans cette chambre entièrement blanche, telle un coquelicot dans la neige.

     

    « Quoi ? » elle m'a demandé. Et j'ai répondu :

    « Quoi ''quoi'' ? Je n'ai rien dit.

    - Si, vous avez dit quelque chose à propos d'un coquelicot et de neige...

    - Oh... » Et après cela, nous avons parlé pendant des heures, jusqu'à ce qu'ils me laissent rentrer. Je suis donc rentré chez moi, dans sa FAN-TAS-TIQUE voiture rouge avec elle, cette femme FAN-TAS-TIQUE. Nous n'avons pas perdu contact, elle venait souvent prendre soin de moi. Et quelques mois après, nous nous sommes mariés.

     

    Je n'ai jamais rien appris de mes erreurs. Mais cette fois-ci, ça avait bien terminé. Je ne regarde plus jamais la route maintenant, quand je veux traverser. Qui sait, peut être qu'un jour un généreux millionnaire dans sa voiture (fantastique, bien sûr) va me renverser...

     

     


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  • Il y a quelques mois de cela, nous avons du rédiger dans le cadre du cours d'anglais une histoire policière, avec un meurtre, bref, appelez ça comme vous voulez. Je vais mettre la version en anglais (loin d'être parfaite...) et celle en français qui est approximativement la même pour ceux qui auraient la flemme de traduire. Notre groupe a obtenu un 17/20.

    Voilà voilà ~

     

     

        “Hey guys, have you seen Matt's shoes? They are so nice!” said Matahachi as soon as I came. They were are already here : Peter, Jonathan, Sakura (Matahachi's girlfriend), Emily and Jane. This last one took immediately a picture together to keep a memory. The party seemed to be extremely nice. Friends, pizzas, alcohol, films..., nothing could be better. Fast, the world began turning around us, and about 3am, Matahachi gave our friends A lift, except Sakura, who had gone to bed one hour before, and me who stayed to sleep here.

        The next morning I woke up with a hangover and with my shoes on. It seemed to me that I hadn't kept it the day before, but it didn't matter. Suddenly, Matahachi rushed to me, and he screamed so loud that it sobered me up : “Sakura! Sakura is dead Matt, she's dead, someone had killed Sakura!” then he splatted me and began to cry. When he became calm, he called the police, who arrived some minutes later. After have examined the crime scene, they brought us, Matahachi and I, to go to the commissionership and to interrogate us. I had still headache because of the alcohol and all these events.

        They questioned in first Matahachi. Then it was my turn. “Many proofs indicate you are the guilty, you know?” No, I didn't know, I understood nothing about what was going on I was completely lost. They told me that I was the only person who stayed in Matahachi's flat, so, I was, with him, the only who can be suspected and do the murder. Moreover, they found bloody footprints near the corpse, and the blood was also on my shoes. Effectively, I didn't remember that was happening the evening before, so I couldn't be cleared, but I was certain I didn't kill Sakura, and I was going to prove it.

        I called Jane and Peter, with who I had spend the party, in the goal of remembering what I did. My researchs were successful, as I could take back the innumerable Jane's photos, and one on which we could see me. Barefoot. So it wasn't me who had walked on Sakura's blood. I had still to know how they had been put on my foot. I brought the photo to the police, who kept it but didn't tell me what they were going to do with. I was feeling nervertheless lighter after. I didn't dare to go home, so the next days I stayed at Matahachi's, and despaired there. One day he wasn't here, I looked at his drawers, to spend time.

        I fell at a time on a notebook. Out of curiosity and boredom, I read it. I easily recognized the writing: it was Matahachi's. That I found in was thunderstruck. It was his diary: he talked about guilty, remorse, hatred... and the Sakura's murder. How he prepared all, and in a way to be not suspected. I was taking a photo of the diary, when Matahachi arrived in the room. I hadn't heard him enter. He seemed furious, and didn't listen what I was telling him. He attacked me without being able to protect myself against him, I felt his hands choking me ? All around my neck, and I couldn't do anything.

        The newspapers annouced some days later, in the news items, the death of the Sakura's presumed murderer, and the arrest of the real criminal, Matahachi. The plan's details of Matahachi were explained to the large public. A question remained still without answer: why did he kill his girlfriend ?

     

     

     

    « Hey les gars, vous avez vu les chaussures de Matt ? Elles sont super belles ! » s'exclama Matahachi quand j'arrivai. Tous étaient déjà présents : Peter, Jonathan, Sakura (la copine de Matahachi), Emily et Jane. Cette dernière nous avait aussitôt fait faire une photo ensemble pour en garder un souvenir. La soirée s'annonçait excellente. Des potes, des pizzas et de l'alcool, rien ne pouvait être mieux. Très rapidement, le monde se mit à tourner autour de nous, et sur le coup de 3 heures du matin, Matahachi qui n'avait pas bu raccompagna en voiture tout le monde, excepté Sakura, qui était partie se coucher un peu plus tôt, et moi même qui restais dormir ici.

    Je m'éveillai avec la gueule de bois et les chaussures aux pieds le lendemain matin. Il me semblait pourtant les avoir retirées la veille. Matahachi se précipita soudainement vers moi, et ce qu'il me cria me dégrisa « Sakura ! Sakura est morte Matt, quelqu'un l'a assassinée ! » puis il me gifla et se mit à sangloter. Après qu'il se soit calmé, il appela la police, qui arriva quelques minutes plus tard. Après avoir rapidement examiné les lieux du crime, ils nous embarquèrent, Matahachi et moi, pour aller au commissariat nous interroger. J'avais encore mal au crâne à cause de l'alcool de la veille et de tous ces événements.

    Ils interrogèrent d'abord Matahachi. Ce fut ensuite mon tour. « De nombreuses preuves indiquent que vous seriez le coupable, vous savez ? » Non, je ne savais pas, je ne comprenais rien de ce qu'il se passait depuis mon réveil, j'étais complètement perdu. Après qu'ils m'apprirent qu'effectivement, j'étais le seul à être resté à l'appartement en dehors Matahachi, j'étais donc, avec lui, le seul à avoir pu commettre le crime. De plus, on avait retrouvé des traces de pas imprégnées de sang à côté du cadavre, sang qui se retrouvait sur mes chaussures. Je ne me rappelais effectivement de presque rien de ce qu'il s'était passé la veille, mais j'étais sûr de ne pas avoir tué Sakura, et je m'apprêtais à le leur prouver.

    J'avais appelé Jane et Peter, avec qui j'avais passé la majorité de la soirée pour essayer de me remémorer ce que j'avais fait. Mes recherches furent fructueuses, car j'ai pu récupérer les innombrables photos de Jane, dont une sur laquelle on me voyait. Pieds nus. Ce n'était donc pas moi qui avait pu marcher dans le sang de Sakura. Restait à savoir comment elles s'étaient ensuite retrouvées à mes pieds, et qui les y avaient mises. J'amenai ma preuve à la police, qui la garda mais ne me dit pas ce qu'ils comptaient en faire. Je me sentais néanmoins plus léger après cela. Je n'osais pas retourner chez moi, et restait donc les jours qui suivirent à désespérer chez Matahachi. Un jour qu'il n'était pas là, je me mis à regarder, pour passer le temps, dans ses tiroirs.

    Je tombais à un moment sur un carnet. Par curiosité et ennui, je me mis à le lire. J'ai facilement pu en reconnaître l'écriture, celle reconnaissable entre mille de Matahachi. Ce que j'y découvrit me sidéra. C'était son journal intime : il y parlait de culpabilité, de remord, de haine... et du meurtre de Sakura. Comment il avait tout orchestré. De manières à ne pas être suspecté. J'étais en train de prendre en photo, la mort dans l'âme, le journal, quand Matahachi déboula dans la chambre. Je ne l'avais pas entendu arriver. Il semblait fou de rage et n'écoutait rien de ce que je lui disais. Il m'attaqua sans que je puisse me défendre, et je sentis ses mains se refermer sur mon cou sans pouvoir rien faire.

     

    Les journaux annoncèrent quelques jours dans les faits divers la mort du meurtrier présumé de Sakura, et l'arrestation du véritable criminel, Matahachi. Les détails du plan de ce dernier et ce qu'il s'était passé fut expliqué au grand public. Une question restait encore pourtant sans réponse : pourquoi avait-il tué sa petite amie ?

     

     


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  • Le sujet d'invention de mon contrôle commun de décembre 2015 (niveau seconde).
      Il fallait écrire une scène d'après la première du Médecin malgré lui (que vous pouvez trouver ici ainsi que la liste des personnages), dans laquelle Martine se venge de ce que lui fait Sganarelle.
    J'ai juste corrigé les quelques erreurs de l'original avant de le poster.
      J'ai eu 9/10 à l'écrit d'invention du contrôle, avec comme commentaire du correcteur "très bon travail, bien écrit, qui respecte l'esprit de la comédie du 17e siècle, même si la vengeance aurait pu être plus élaborée".

    Je vous laisse en juger ~

     

    Martine : Monsieur Robert ! Enfin je vous trouve.

    M. Robert : Ah ! Martine ! Que me vaut donc cette charmante compagnie ?

    Martine : Monsieur mon voisin, je voudrais vous poser une question.

    M. Robert : Posez donc, posez.

    Martine : Dites-moi, n'en avez-vous point assez d'entendre cette vinasse qui me sert de mari brailler à tout va quand elle est pleine ? Ne voudriez vous point m'aider à lui donner une leçon une bonne fois pour toute ?

    M. Robert : Il est vrai. de plus ce pendard m'a à plusieurs reprises emprunté quelques louis pour se payer à boire, et dont je n'ai jamais revu la couleur. Il mérite qu'on fasse quelque chose à tout ceci.

    Martine : Ah, juste Ciel ! Le maraud me rosse et vole les âmes charitables ! Tenez donc, écoutez ceci, avant qu'il ne vienne.

    M. Robert : se penche vers Martine qui lui parle à l'oreille, hoche la tête Oui ! Cela est fort bien ! Attention, le voici  qui arrive. S'exclame. Ah, vous avez bien raison, ma chère Martine, cela ne va point !

    Sganarelle : à lui même Eh bien ?§ Tiens donc, mais que fait ma femme en cette compagnie ? Que mijotent donc ces deux là ? A eux. Ah, Monsieur Robert ! Cela fait bien longtemps que je ne vous ai vu ! De quoi parliez vous donc ?

    M. Robert : Oh, figurez vous que nous devisions d'une amie qui a des problèmes avec son mari.

    Sganarelle : Que lui fait-il donc ? J’ai toujours pensé que les hommes comme cela méritaient d'être enfermés.

    M. Robert : Il la rosse.

    Sganarelle : Il la rosse ! Le coquin §

    M. Robert : Il a bu tout l'argent de sa dot.

    Sganarelle : Toute sa dot ! Ah, l'ingrat !

    M. Robert : Il laisse mourir de faim ses enfants.

    Sganarelle : Ses enfants !  Quel infâme homme !

    M. Robert : Et ce n'est pas tout, loin de là. Il vole ses amis, vend son logis, joue, bien des choses encore. Que mérite-il, d'après vous ?

    Sganarelle : Ce gredin mériterait d'être enfermé et de repayer le double de ce qu'il a perdu, je dis !

    Martine : Voyons donc... Suis moi, mon mari, que je t'amène à lui.

    Sganarelle : Oui, allons, allons donc punir ce fripon.

    M. Robert : Ouvre un placard Le voici.

    Sganarelle : Où ça donc ? Je ne le vois point.

    Martine : Ah ! Sganarelle ! Ouvre tes yeux ! Le pousse à l'intérieur et referme la porte. Voilà ! Maintenant, tu resteras ici pour décuver !

    Sganarelle : Martine, Martine ! Mais sortez moi de là !

    Martine : Point de "Martine" ni de supplication. Au revoir, monsieur mon mari, nous reviendrons quand tu auras réfléchi.

    Sganarelle : Ah ça, je te rosserai !

    Martine : Vous ne pouvez point. Surtout, réfléchissez à vos excuses. Au revoir, ignoble homme !

     


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