• Liliane

    S'IL VOUS PLAÎT, NE COPIER PAS CETTE HISTOIRE, COMME CERTAINES AUTRES, CE SONT DES HISTOIRES DE TOUTE MA VIE ! SI JE DEVAIS LES ARRÊTER, OU SI JE TROUVAIS DES CARICATURES DE MES TEXTES OU AUTRES TRUCS COMME CA, JE VOUS PROMET QUE JE MENTIRAIS PAS SI JE VOUS DIS QUE JE FRÔLE LA DÉPRESSION !

     

    LILIANE, c'est une histoire de science fiction, mélangé à du fantastique. Il y aura peut être un peu de policier, et cette histoire, c'est vraiment une de celle de toute ma vie.

  •  

    Prologue:

     

    Année 2250. Uranus. Un grand désastre, un grand désordre. Iseh Urrranyi. Une fille des plus banales sur cette planète. Elle a 97 ans. Pour nous, terriens, elle en paraît 14. Elle fuit, avec ses parents, ses proches, ses amis. Tous vont mourir. Ils courent vers leur espacion*. Le nuage les rattrape. Il est d'un noir d'encre, plus profond que la nuit la plus noire. Il est énorme, et sa petite pointe aspirante de vie, son éclair de la mort, se rapproche d'eux. Puis, soudain, un éclair, ne immense détonation. Des cris. Iseh et son père tombent au sol. Les dernière paroles de sa mère furent: « Je vous aime ! Partez, courez ! Laissez-moi ! Je… » Elle ne put achever sa phrase. Le nuage la frappa en pleine poitrine. Elle s'écroula, et un petit tourbillon écarlate sembla sortir de son corps. Des semblables s'envolèrent dans le ciel avec celui de la mère d' Iseh, mais tous avaient une couleur différente. Le nuage prenait rapidement la couleur de chaque tourbillon qu'il avalait. Chacun était unique. Bien des gens aurait voulu savoir quelle était leur couleur, mais la plupart était mort en le savant. Ce tourbillon, le xniraf*, voulait dire la mort, ou le pouvoir absolu. « Maman ! » Iseh pleura, tout comme son père. Ils continuèrent quand même de courir vers l'espacion, qui les attendait. Il semblait toujours aussi lointain. Puis il s'éleva lentement dans les airs, se rapprocha d'eux et une écoutille sortit du flanc droit de leur vaisseau. « Vite ! Montez ! » leur ordonna une voix.

    « Vas-y, Iseh !

    -Mais, Papa…

    -Vas-y, je te dis, je reviens !

    -Papa, ne me laisse pas !

    -Monte, je vais chercher ta mère. » Il partit, mais ne revint pas. Iseh vit le petit tourbillon couleur saumon de son père s'envoler lentement vers le nuage, qui était passé au jaune canari. Il donnait l'impression de pousser un soupir de satisfaction chaque fois qu'une vie colorée entrait en lui. Iseh, tout en pleurant, monta dans l'espacion, et ferma l'ouverture. Et -elle, l'équipage, et quelques amis- ils partirent, loin de la planète qui allait mourir, loin de leurs amis, leur famille, leurs proches, leur maison, leurs souvenirs, tout ce qu'ils avaient aimé resterait là. Toutes les personnes qu'ils y avaient dans le vaisseau s'étaient rassemblées dans la plus grande des pièce de l'espacion. Ils s'envolèrent lentement vers le ciel, contournèrent le nuage, cette fois rouge sang, d'un bon kilomètre et quittèrent la planète qui avaient été leur foyer de toute une vie. Ils ne furent suivi que par trois autre espacions. Ils étaient quatre-vingt-dix-huit rescapés du désastre au total.

    Le nuage lança dernier un éclair, auréolé de la lumière des lunes de la planète. Le nuage destructeur faisait entrer son crochet explosif dans le cœur d'Uranus, mais lentement, très lentement, d'une lenteur qui donnait l'impression de savourer le goût de la vie prise à des êtres innocents. Plus l'éclair entrait dans les entrailles de la planète, plus celle-ci tremblait et grondait. On voyait une lumière aveuglante sortir des mers de la belle planète. Puis, la planète devint comme une braise géante, et explosa, projetant ses morceaux au milieu des débris épars de ses lunes. C'était fini.

     

    ***

     

    Ils volaient, suivi de plus qu'un seul des vaisseaux qui les accompagnaient. Ils étaient tous désespérés. Ils savaient qu'ils ne pourraient gagner le nuage en vitesse, donc ils essayèrent de zigzaguer entre les astéroïdes, les météorites, et les morceaux d'Uranus. Le nuage était pratiquement invisible, ce qui leur compliquait la tâche. Il passait au travers de tout ce qu'il rencontrait, et les deux derniers espacions abandonnèrent cette tactique, maintenant c'était chacun pour soi, ils ne pouvait plus entrer en communication, ni s'aider, ni rien. Le nuage avala le petit vaisseau qui suivait celui d' Iseh et de ses compagnons d'infortune. Le capitaine ordonna de sortir les '‘canots'' de sauvetage. Il y en avait dix, avec deux places dans chacun, et ils étaient vint-six. Les Uraniens les plus âgés se sacrifièrent et laissèrent les place aux plus jeunes. Iseh se retrouva avec Orna, un espacieur* à peine plus vieux qu'elle. Le grand vaisseau fit sortir de ses flancs les canots, et resta sans avancer, au milieu de l'espace, attendant la mort.

     

    ***

     

    Ils étaient les derniers. LES DERNIERS. Ces mots semblait étrangement vide à Iseh, après tout ce qu'elle avait vécu ses derniers temps. Cela faisait deux jours terrestre que le nuage les poursuivaient. Ils n'étaient pas totalement découragés, ils n'étaient plus qu'a une centaine de kilomètres de leur objectif: l'atmosphère de la Terre. Le nuage avait la couleur du sang séché, et lançait des éclairs des couleurs qu'il avait aspiré dans tous les sens. Il était en colère, il se rendait bien compte que ses proies allaient lui échapper. Il voulait la destruction complète d'Uranus et de ses habitants. Plus Iseh et Orna se rapprochait de l'atmosphère terrestre, plus il lançait d'éclairs. Puis, soudain, ce fut le choc; ils entraient dans la couche de gaz qui entourait la planète et un dernier éclair du nuage les touchait. Iseh vit un petit tourbillon mauve voleter autour de sa tête, signe qu'Orna n'avait pas résisté à l'éclair du nuage. Si le tourbillon n'allait pas vers le nuage, c'est qu'il était enfermé dans le canot, qui, lui, tombait en chute libre. Iseh tenta de rattraper les commandes, mais ce fut peine perdue. Avant de s'écraser dans une forêt, elle pris un bocal et y enferma la vie d'Orna, dernier souvenir de la vie qu'elle avait eu jusqu'à ce jour, dernier souvenir de sa planète.


    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique