• Texte inspiré de "Black City Parade" d'Indochine

    Pour le concours d'une Indofan (maintenant Queen Paramount)

    Finie 4ème :3

    Mes prix ^^ :

      

  •     Mon maître est mort. À quoi ma vie va-t-elle servir maintenant ? Il n'y aura plus personne pour me guider, ou plutôt pour me dicter ma conduite. Comment vais-je vivre, dans ce monde noir et déloyal ? Avant, j'étais un esclave, un enfant bâtard, je n'étais pas très bien traité, mais au moins j'avais un toit, de quoi manger de quoi m'habiller. Comment survivre à présent dans ce monde froid, où les gens vous tournent le dos si vous n'avez pas assez de valeur à leurs yeux ? Mon maître est mort, entrainant dans sa tombe ce qui assurait ma survie. Mon frère jumeau, qui vivait avec moi, est mort, entrainant dans sa tombe ma seule part d'amour et d'espoir avec lui. Ai-je seulement le droit de vivre, dans ce monde où les gens non-désirés son mit en fourrière, comme de vulgaires animaux, avant d'être tué discrètement dans un lieu sombre et éloigné de toute vie, à part celle du bourreau ? On trouve au moins un de ces bâtiments respirant la mort dans chaque ville, surplombant les maisons et immeubles démolis depuis maintenant une cinquantaine d'années. À part un autre bâtiment faisant office de mairie, rien n'était neuf. Les anciennes habitations n'avait jamais été réparées, les gens vivant pour les plus chanceux des de magnifiques villas souterraines, les autres, le rebut de la société, comme moi, devenaient soit les esclaves de ces maîtres impitoyables, soit survivaient comme ils le pouvaient dans les ruines des maisons. Cela ne me servirait à rien de continuer de vivre, je le savais, ma présence sur ce monde ne ferait jamais rien d'autre qu'un peu de mal en plus à notre vieille planète, mais qui se souciait d'elle à présent ? Mais, pourquoi, alors qu'au plus profond de moi même, je sais que je ne peux ni ne veux vivre, qu'est ce qui me retient de sauter dans le vide, du haut de cet immeuble, appelé Adios a la luz par le peuple ?

       Après une heure passée au sommet du bâtiment, contemplant mes pieds au dessus du vide, mes pensée battue par le vent qui souffle si fort si en hauteur, je crois que je sais.

    Cette lumière au bout du chemin que les gens appelait espoir existe encore en moins.

    Pourquoi douté-je toujours alors ? Quelle sera ma destinée dans ce monde ? Aurais-je… peur de vivre ? Le sol, si loin en dessous de moi, m'appelle. Une main de fer invisible m'empêche pourtant de me laisser tomber dans le vide. Je me sens écartelé, tiraillé de tous côtés par plusieurs choses à la fois. Principalement, d'un côté, la peur et l'inconnu me poussant de plus en plus fort. De l'autre, ce que je sens grandir en moi à chaque seconde, mais restant une toute petite flammèche au fond de mon cœur, l'espoir, très faible, mais que je sens battre en écho à mon cœur, et la peur et l'inconnu aussi, mais de mourir. Que se passera-t-il une fois que je rejoindrais le monde des morts ? Ces vieilles religions oubliées, parlant de lieu de repos suprême et éternel, ou de lieu de torture infinie en attendant une rédemption très souvent impossible, disent-elle vraie ? Et si, justement… je me retrouvais dans ce que les gens appelaient enfer ?

       Que faire, que faire ? Je me torture moi même. Le repos éternel serait si bienfaisant, juste un pas pour y accéder…

    Un cri.

    Soudain, au loin, un cri.

       Je rouvre mes yeux, que j'avais inconsciemment fermé durant mon débat intérieur. Je les sens animés d'une lueur nouvelle.

    Celle de la détermination.

    J'avais un monde à sauver, après tout.

       Après, une nouvelle vie m'attendrait.  Brusquement, un flash dans ma tête. Deux yeux gris fascinants apparaissent à mon esprit. J'allais devoir les retrouver.


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